Il y a quelques semaines, je publiais un article sur mes résolutions à suivre pour cette année. En début d’article, je précisais que mon plus grand combat, fut celui que je menai, il y a deux ans, pour me désintoxiquer du tabac. Aujourd’hui, je vous livre cette « expérience », qui je l’espère, pourra peut-être aider à une prise de conscience…
Pour une meilleure compréhension, mettons-nous en situation :
Mon Cher et Tendre avait arrêté de fumer et souhaitait que j’en fasse de même.
Evidemment, je trouvais formidable qu’il ait stoppé cette addiction. Et même si je le voyais « gérer » son sevrage de façon sereine, je n’étais fermement pas décider à tourner le dos à ma mauvaise habitude !
Alors bien sûr, j’étais au courant que ça me détruisait la santé. Que ça faisait vieillir prématurément la peau, que ça rendait les dents jaunes, le teint terne, que j’étais essoufflée, que mon parfum était original… Bref ! Je savais déjà tout ça. Oui, ce qu’on nous rabâche à longueur de temps et qui n’a quasiment aucun effet sur une personne comme moi. Je rabâchais : « Oui, je sais, je vais arrêter… Un jour ! »
Mais j’avais peur !
Oui j’avais peur d’arrêter de fumer. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, j’étais en plein régime, j’avais perdu huit kilos et je ne voulais pas m’arrêter là. J’avais vu mon père prendre une vingtaine de kilos, et pour enfoncer le clou, reprendre de plus belle… Cela m’effrayait !

Pour Chéri, c’était une excuse !
Il me dit : « Mais non, tu verras, si tu fais attention, ça ira. »
Et moi de lui répondre : « Forcément quand on a ta silhouette, c’est facile à dire ! Pas envie de reprendre tout ce que j’ai perdu, voire plus…» (Oui, je vis avec ce Beau Brun, j’ai de la chance ;)
Monsieur me rétorque : « Dis-toi que si tu arrêtes, c’est pour la vie ! Tu auras donc toute ta vie pour perdre tes kilos. »
Moi : « Mouais, bon, tu marques un point ! »

(Je ne résiste pas à vous montrer Monsieur (avec son accord), j'adore cette photo...)
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Ensuite, je lui demande : « Mais tu as fait comment pour arrêter ? Qu’est-ce qui t’a décidé si vite ? » (Il a arrêté du jour au lendemain, sans aide)
Lui : « J’ai réfléchi. (Parce qu’en plus il est intelligent) Je trouve que ça coûte trop cher et que ça n’apporte rien dans la vie. »
Moi : « Oui, non mais ça d’accord. Je ne vais pas te contredire, mais c’est tout ? »
Lui : « J’ai réfléchi aux raisons qui m’ont poussé à fumer. Et je me suis rendu compte que j’avais commencé pour de mauvaises raisons. Tu devrais te poser la question, et après tu décideras. »
Moi : « Ok, dans une semaine, on verra. »

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Partant de notre discussion, j’ai une semaine pour vaincre !
Comment je m’y suis prise ?
J’ai fait ce qu’il m’a dit. Je me suis d’abord rendu sur le site tabac-info-service.fr et j’ai passé le test sur ma motivation (au début, par pure distraction, vous savez comme j’ai un goût prononcé pour les tests)
Et au fur et à mesure, je me suis prise au jeu. Je pense à ces fameuses raisons qui m’ont poussé à commencer. Et la réponse fut totalement pathétique ! J’ai démarré adolescente, pensant que grâce à ce tube blanc se prolongeant au bout de mes doigts, je gagnerai en prestance, en assurance. (Un bon gros mouton, tu peux le dire !)

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J’ai affirmé que je pouvais arrêter quand je voulais ! Pas si simple… Quoique.
J’ai fait le tour des forums, j’ai lu énormément de témoignages. Certains réussissent, d’autres pas. J’ai voulu connaître leurs méthodes. J’ai lu de tout. Du plus courant, le fameux patch, en passant par l’acuponcture, l’hypnôse. Je me suis toujours dit que si je devais arrêter quelque chose, je ne le ferai qu’avec une volonté de fer ! Je commence sérieusement à me dire que c’est à ma portée…
J’ai même visionné une vidéo d’auto-hypnose du coach-psychotérapeute : Benjamin Lubzynski. Elle m’a confortée dans mon choix mais ça n’est pas elle qui a provoqué la prise de décision.
Le dimanche soir, Chéri me questionne : « Alors ? Ta décision ? »
Moi : « J’ai envie mais imagine que je craque ? »
Lui : « Ecoute, on va faire un truc. Pour être sûr de ne pas craquer, et plutôt que de s’offrir un cadeau au bout de notre première année pour nous féliciter, on va le faire tout de suite ! »
Moi : « Hein ? Comment ça ? »
Lui : « Si tu arrêtes, je t’offre ton reflex ! »
Là, imaginez ma tête. J’en avais tellement rêvé d’un reflex, j’ai accepté. (La technique de la carotte fut efficace dans mon cas, vous l’aurez compris ^^ Je n’ai même pas discuté)
Le soir même, j’arrêtais ! Mes dernières cigarettes, je les ai offertes à ma copine. Sauf une, que j’ai cassé en deux et jeté à la poubelle en lui disant adieu (pour le symbolisme vraisemblablement).

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(On remet les compteurs à 0)
Le lendemain, ma copine ne croyant pas à ma « lubie », me rit au nez ! Elle me demanda même de lui faire sa cigarette (tabac à rouler). Je lui rappelai ma décision, et j’acceptai de la lui faire. Puisque de toute façon, tôt ou tard, je devais être confrontée au tabac. Autant le faire tout de suite !
Je suis aussi tombée sur cette page : http://www.jarrete.qc.ca/fr/fiches/sante.html, qui dit qu’après 48h, la nicotine a été entièrement expulsée. Donc logiquement, si j’arrive à tenir deux jours, ça sera bon, je n’aurai plus d’excuses ! Le reste n’est que psychologie.

Cela ne fut pas facile, mais ça ne fut pas si terrible non plus.
Le plus difficile, fut le geste. J’avais la première semaine pris des sucettes, et je gardais le bâton en bouche ou à la main. Dès que l’envie se faisait sentir, je buvais un thé ou je changeais de pièce et m’occupais à autre chose. Au bout de cinq minutes, je n’y pensais plus ! Chéri, lui, mangeait de temps en temps des bonbons sans sucre à la menthe.
Au bout de deux semaines, nous ne touchions plus à nos « substituts ».
Je n’étais pas plus à cran. Je le vivais bien et Chéri, idem.
Au bout de 6 mois, j’ai retrouvé le goût et l’odorat.
Je pouvais sentir un fumeur à 10km à la ronde (bon ok j’exagère, mais dans la rue, même s’il n’y avait personne, je savais lorsqu’un fumeur était passé par là et je le sens encore). J’arrive maintenant à discerner les odeurs et les saveurs comme jamais auparavant ! J’ai un teint plus clair et il n’est plus brouillé. Je sens bon. (Vous ne vous imaginez même pas la puanteur que vous dégager lorsque votre parfum se mélange à votre cigarette ! C’est une horreur !). Je peux monter un escalier sans cracher mes poumons… Sans compter l’argent que nous dépensons pour sortir, ou nous faire plaisir, ou plus concrètement pour rénover notre pied à terre.

Mon père dit souvent : « Quand tu as un job stressant, c’est pas facile d’arrêter ! »
SCOOP : Fumer entretient ton stress !
Pourquoi ? Parce que lorsque tu stresses, ou que tu t’énerves, le premier réflexe, est d’aller en griller une ! (Ce que je faisais bien sûr) Et le temps que tu passes à fumer, tu le passes aussi à « ruminer », ou à retourner le problème ou la situation sans cesse dans ta tête… Sauf qu’en faisant ça, tu entretiens ton problème ! Plus tu tires sur ta clope, plus tu t’énerves, plus tu penses, alors tu en refumes une autre, histoire de te calmer… C’est un cercle vicieux !
Et au final, tu te sens mieux ? Ton problème est résolu ? NON !
Aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe ? Je n’ai plus de problème ? NON !
J’ai toujours des soucis, comme tout le monde hein ^^
Cela dit, j’ai appris à relativiser. Au lieu de fumer et penser au problème, je me mets en mode « ça va, il y a pire sur terre »… Tout problème a sa solution ! Je me triture toujours l’esprit (bah oui je suis comme ça) mais je me le triture à trouver une issue ! Non pas à me monter la tête inutilement !

Quand l’envie se fait sentir, je pense à tout ça.
Car il serait idiot de croire qu’à même deux ans, nous sommes sauvés. Non ! Il ne faut pas replonger. Mais rassurez-vous, on le vit très bien ;) Un simple rappel à votre mémoire et vous vous estimerez heureux d’avoir stopper…
Et dans tout cela, où en suis-je avec ma peur ?
Et bien, j’avais préféré abandonner le régime en cours, pour pouvoir me consacrer à mon sevrage. J’ai repris mes huit kilos. Je me dis que je n’ai finalement pas pris de poids. Puisque quoiqu’il arrive, si je n’avais pas arrêté, je les aurai également repris. Je n’ai pas fait d’orgie alimentaire. Je n’ai pas fait de sport. Il faut également savoir, que j’ai des kilos en trop et que je prends du poids très rapidement. Et voir que je n’ai fait que revenir à mon poids de départ, ne m’a pas gêné. Je n’ai pas non plus constaté d’appétit plus vorace qu’avant. A l’heure actuelle, je me suis soulagée de cinq kilos, sans savoir comment… Chéri lui a pris trois kilos (trois ou rien, ça ne casse pas trois pattes à une poule…).

Bref, tout ça pour dire : Je suis bien contente d’avoir arrêté de fumer !
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Et vous, vous arrêtez quand ?
N’hésitez pas à me poser des questions.
Ou me laisser un message si vous trouver cela difficile.
Je serai ravie de vous soutenir dans ce combat.
Illustrations : http://www.sabrinatca92.com/2014/02/14/larret-du-tabac-dope-le-bien-etre-mental-autant-quune-cure-dantidepresseurs/, http://xn--arrter-la-cigarette-xzb.com/j-arrete-de-fumer/, http://tzalic.unblog.fr/tabac-hypnose-alencon/, http://oublierletabac.canalblog.com/archives/2012/02/04/23435707.html, http://loacmateo.com/2012/06/27/philotherapie-article-n33-le-tabac-est-il-immoral/, http://www.maltapuff.fr/diminuer-controler-tabac-cigarette, http://www.hypnose-anti-tabac.com/votre-motivation-a-arreter-de-fumer/, http://www.kinamik.com/tag/arreter-de-fumer/, http://www.reflecritiques.com/2012/05/lesprit-libre.html