Initialement, je me réjouissais de cet énoncé. Je pensais publier un article plus amusant, plus futile.
Et puis vendredi soir, en rentrant chez moi, j'entends à la radio ce que nous avons tous appris avec effroi. Je suis restée sans voix. J'ai pensé à mes amies sur Paris. A peine rentrée, Monsieur et moi-même faisions sonné leurs téléphones. Ils étaient sain et sauf.
Malheureusement, leurs amis, ne l'ont pas tous été. Nous ne les connaissions pas, tout comme les dizaines d'autres envolées ce soir là. Cœur gros, gorge serrée.
Le samedi ne fût pas plus réjouissant. Même si nous n'avions d'autre choix que de continuer nos activités, l'esprit était ailleurs. Nous en avons discuté, beaucoup. Nous étions tous tristes, effarés, indignés.
Le dimanche, toujours cette tristesse, cette indignation. Je lisais ou entendais parfois que la peur s'imposait peu à peu dans le cœur de quelques-uns.
Pourtant, de mon point de vue, il était EST hors de question d'y céder ! Cette peur, c'est celle qui donnerait raison à cet ennemi sans visage !
J'ai aussi lu des choses atroces, des amalgames sur les réseaux sociaux. Je n'ai pas voulu essayer de comprendre, pas cette fois.
Ce dimanche, je cherchais des lueurs d'espoir ! J'en ai trouvé, bien plus, fort heureusement.
Ce lundi, je m'interroge encore. Je préfère, en général, rester dans l'univers beauté, pour son côté cotonneux, doux et positif. Aujourd'hui, je ne le fais pas, comme vous l'avez déjà compris.
Ce lundi, encore, je ne me sens pas à l'aise pour écrire. Je ne sais pas très bien où me placer. J'ai ce besoin de voir la vie continuée, à son rythme normal, pour garder la tête haute et faire face. En même temps, je ne fais que penser à toutes ces victimes, à leurs familles, à leurs amis. Ce sentiment d'impuissance que je hais tant.
Cette année, ma Lettre aura une portée toute particulière.
Cette année, Cher Père Noël, je te demanderai d'apporter tout le réconfort que tu pourras transmettre à l'entourage des victimes. Toutes les plus belles pensées accompagnantes aux âmes envolées...
Je voudrais que tu puisses offrir le déclic qui manque à ces meurtriers pour enfin leur faire prendre conscience de leurs contradictions et de leurs gestes ! Puisses-tu faire que cela cesse ?!
Je souhaite aussi que tu ouvres le cœur des gens. De ceux qui ne savent pas voir (ou ne veulent pas voir) la différence entre fanatisme et religion.
Que tu rassembles toutes ces âmes autour d'une même valeur, celle de vouloir l'amour de son prochain.
Bien sûr, tu dois me trouver bien naïve. Je sais. Et pourtant, sans espoir, que reste t'il ?
Cette année, Père Noël, j'aimerai que tu fasses mentir celui qui m'annonça ta non existence ce soir de spectacle de 1989.
Ce soir-là, je cessais de croire en toi et croire tout court, puisque je compris que tous mes rêves ne pourraient se réaliser. Puisses-tu me faire oublier ce que je ressentis ce soir là.
Merci à toi Cher Père Noël...
Courage à Toutes et Tous
♥ Paix et Amour ♥