Lorsque le printemps toque à ma porte, une envie irrépressible me prend soudainement. Je choisis des teintes plus douces au détriment de mes éternelles sombres et tragiques teintes. Je délaisse alors les ardoisées, les terreuses et autres mordorées.
On ne pourra m’en vouloir bien longtemps, mon cœur est généreux.
Il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre, j'ai vu mon cercle habituel s'élargir à un groupe de femmes bienveillantes. Sur leur terrasse, il fait bon échanger, se soutenir, partager et bien sûr plaisanter. (Serena, Sophie, je pense que vous aurez déjà compris l’allusion).
Bref, il y a quelques jours, était posée la question de la couleur de ce printemps, avec un joli pêle-mêle de teintes roses doux et tendres.

Sans surprise, vous l’avez peut-être déjà lu ici, le rose est une teinte avec laquelle j’ai quelques difficultés. Elle n’est pas ma préférée. Néanmoins, avec du temps et de la patience, j’ai appris à me laisser convaincre.
A l’unanimité, le rose fût adopté, alors que mon imagination vagabondait déjà à la poursuite de pétales délicats s’élançant dans la brise d’un matin chantant au rythme des mésanges, rouges-gorges et autres passereaux amicaux.
La Nature, ses variétés, ses déclinaisons, ses palettes de rose et de vert. Le maquillage, ses possibilités, ses rappels, ses évocations. Mes passions allaient se réunir à nouveau en ce dimanche d’avril.
Puisque dans mon imaginaire, la représentation d’un printemps floral s’oriente autour des cerisiers en fleurs, tulipes et autres pivoines, je vous présente mon pêle-mêle personnel (merci Pinterest et ses ressources).
Sans plus attendre, on passe au make-up !

MATÉRIEL
Les fournitures
Les pinceaux

TUTORIEL
Je masse l’œil avec une base pour paupières. Ensuite :

Je vous avouerai que ce maquillage fût construit sur le vif.
Initialement, j’avais entrepris de ne pas utiliser de liner noir. Malheureusement, le liner brun me fît défaut, prévu à l’origine pour rappeler les branches du cerisier. Après avoir envisagé et tenté ma chance autrement, je me ravisais et effaçais le premier maquillage. Celui-ci se rapprochant plus d’un maquillage à la The Catman de Kiss que d’un hymne à la floraison printanière (lol, je vous assure que c’est possible).
Le vert ne devant pas être aussi présent à l’origine, ni même en seconde étape... Je suis assez déçue par le fard vert prairie pailleté. Non seulement par les paillettes qui ne se voient pas, mais aussi par ce vert, qui s’est presque tatoué sur ma peau, occultant l’anisé du dessous, bien plus harmonieux.
A mon goût, il me semble trop « agressif » et n’apporte rien d’intéressant. Il est plus proche d'un fluo que d'autre chose...
Je voulais développer une idée autour d’un pétale délicat, je pense avoir perdu mon pari cette fois-ci.
J’imaginais des teintes plus douces, y compris pour le rose, je pense particulièrement au cerise.
Comme j’étais invitée à un brunch ce dimanche, je n’ai pas eu le temps de rectifier le tir une troisième fois. Ne vous cachant pas mon entêtement, il y a fort à parier qu’un jour prochain, je revienne à une combinaison plus fidèle à mon imaginaire.
Malgré tout, l’expérience reste enrichissante. Elle m’a permis de sortir de ma zone de confort et d’utiliser une palette de nuances trop souvent délaissée…
Alors, mes chères Beautés Créatives, dites-moi tout !
Le rose fait-il parti de votre pêle-mêle cette saison ?
Sinon, quelles représentations vous viennent à l’esprit lorsque vous évoquez le printemps ?
Et on se quitte en musique comme d'habitude... Un peu de folk, un peu d'indie, la magie de l'acoustique et de l'amour.
Je suis tombée sous le charme de ce couple que forme Happie Hoffman et Eric Hunker et de leur chanson "It's yours".