• Ces mots (presque) barbares de la cosmétique naturelle : infusion, décoction, macérât et digestion

    Ces mots (presque) barbares de la cosmétique naturelle : infusion, décoction, macérât et digestion

     Et non, pas de défi ce samedi !

    En revanche, j’ai choisi de faire un petit peu le point avec vous.

    Aujourd’hui, on parlera des mots barbares de la cosmétique naturelle.

     

     

    Juste pour vous informer, je participe bien au défi de novembre d’Élodie. Le temps venant parfois à nous manquer, notre charmante animatrice a décalé le défi de novembre de quelques jours et fusionner avec celui de décembre.
    Rien que ça ? Et oui, comme elle pense à nous et à notre épanouissement personnel, elle préfère au final que ça se passe de cette manière afin de nous laisser libre pour les fêtes (N’est-elle pas géniale ?).
    Au passage, pour celles et ceux qui n’auraient pas vu mon post sur instagram, le défi du mois s’intitule : 30 jours de yoga.
    Si vous souhaitez y participer, rejoignez-nous sur le groupe facebook « un mois, un défi ».

     


    Revenons à nos moutons

    Si vous suivez le blog, vous avez pu vous apercevoir que je pratique (à mon humble niveau) la cosmétique naturelle. Peut-être vous y adonnez-vous également ?
    Dans ce cas, vous devez déjà connaître et utiliser des mots tels que : infusion, décoction, macérât ou encore digestion.
    Oui mais voilà, quand on débute, on ne connaît pas tout. On ne sait pas forcément par où commencer. On a une montagne de connaissances à acquérir. Bref, on a du pain sur la planche !
    Avec cet article, je voulais revenir avec vous sur tous ces petits mots que vous retrouvez parfois sur le blog et pour lesquels il est utile d’apporter un éclaircissement.
    Grâce à cet article, vous ne vous tromperez plus sur les termes à employer et vous pourrez même réaliser vos propres préparations. Ce texte me servira donc de référent ou fiche pratique pour mes prochaines publications.

     

    Attention !
    L’utilisation des plantes n’est pas anodine. Certaines précautions d’usage sont donc indispensables.
    Cet article est écrit dans le cadre d’un usage externe uniquement pour la cosmétique naturelle.
    En aucun cas, pour une prise interne dans le cadre d’une automédication.
    Renseignez-vous sur les plantes que vous utilisez et n’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre herboriste, phytothérapeute, pharmacien ou médecin.

     

    cosmétique naturelle : infusion, décoction, macérât et digestion

     


    INFUSION

     

    Certainement le plus connu des termes abordés ce jour. L’infusion est surtout utilisée pour les plantes ou fleurs fragiles qui ne supportent pas les montées en température. C’est pourquoi l’eau devra toujours être frémissante (90°C) et non bouillante, au risque de perdre leurs bienfaits.

    Méthode :

    • Versez de l’eau frémissante sur la ou les plantes.
    • Couvrez et laissez infuser entre 10 et 15 minutes hors du feu.
    • Filtrez le mélange et conservez dans un bocal hermétique.


    Conservation : environ une semaine au réfrigérateur.

     

     

    DÉCOCTION

     

    La décoction devient utile lorsqu'on emploie les parties des plantes les plus dures. On pense aux graines, aux racines et écorces. Elle permet une extraction plus complète des principes actifs des plantes mais ne peut pas toujours être utilisée compte tenu de la montée en température.

    Méthode :

    • Placez la ou les plantes et l’eau froide dans une casserole.
    • Couvrez et portez le tout à ébullition pendant 5 à 15 minutes, voire 30 suivant les plantes.
    • Retirez du feu et laissez refroidir le mélange pendant au moins 30 minutes.
    • Filtrez le mélange et conservez dans un bocal hermétique.

    Conservation : environ une semaine au réfrigérateur.

     

     

    cosmétique naturelle : macérât

     

     

    MACÉRÂT

     

    Il vous faudra vous armer de patience, vous êtes prévenu !
    La macération est le procédé le plus long mais aussi le plus doux. Il est nécessaire lorsque vous souhaitez extraire les composants liposolubles des plantes les plus fragiles ne supportant pas les températures élevées.
    Vous pouvez effectuer une macération dans différents liquides comme de l’eau, de l’huile végétale, de la glycérine, du vinaigre ou de l’alcool.
    Pour éviter la fermentation, préférez utiliser des plantes séchées dans vos macérâts.
    Si vous cueillez vos plantes fraîches, nettoyez-les et séchez-les au préalable. Ou réalisez un macérât glycériné (glycérine végétale pure) particulièrement indiqué pour les plantes fraîches.
    Comptez le double de valeur pour l’utilisation de plantes fraîches par rapport aux plantes séchées. C’est-à-dire que si vous utilisez 25g de pâquerettes séchées et que vous souhaitez tester en version fraîche, il vous faudra alors 50g de pâquerettes.
    Généralement, on utilise une part de plantes pour 5 parts de liquides, soit un ratio de 1 : 5. Mais n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre herboriste, pharmacien ou phytothérapeute pour éviter les surdosages et donc les risques de toxicité.

    Méthode de macération à froid :

    • Placez la ou les plantes dans un récipient en verre teinté, hermétique et stérile.
    • Tassez légèrement.
    • Recouvrez le mélange avec le liquide choisi.
    • Chassez les bulles d’air en tapotant le fond du récipient.
    • Fermez le récipient et laissez reposer en le tournant régulièrement. La durée de macération peut varier suivant les milieux dans lesquels les plantes sont plongées.
    • Filtrez le mélange et placez dans un récipient en verre teinté, hermétique et stérile.

    Conservation : environ une semaine dans un mélange aqueux à un an pour un mélange huileux, par exemple.

     

    Méthode de macération à chaud :

    Cette technique de macération permet d’accélérer le processus de dissolution des principes actifs. Les parties des plantes fragiles et certaines huiles ne la supporteront pas.

    • Placez la ou les plantes et l’huile dans un récipient lavé et stérilisé au préalable.
    • Ajoutez une goutte de vitamine E.
    • Placez votre récipient au bain-marie.
    • Portez l’eau à ébullition et laissez macérer 2 à 3 heures.
    • Laissez refroidir et filtrez le mélange.
    • Mettre dans un bocal en verre teinté, hermétique et stérile. 

    Conservation : environ un an dans un endroit sec.

     

     

    DIGESTION 

    (ou macération à chaleur douce)

     

    La digestion est le nom que l’on attribue à une macération à chaleur douce. Elle permet d’accélérer le processus de macération sans trop altérer les plantes ou l’huile de support.
    Elle ne peut être utilisée avec des plantes fragiles et certaines huiles.
     

    Méthode :

    • Placez la ou les plantes et l’huile dans un récipient lavé et stérilisé.
    • Ajoutez une goutte de vitamine E.
    • Laissez macérer dans une yaourtière pendant 12 heures.
    • Laissez refroidir et filtrez le mélange.
    • Mettre dans un bocal en verre teinté, hermétique et stérile.
      OU si vous ne possédez pas de yaourtière, préférez le four à condition qu’il soit réglable et que sa température soit homogène.
    • Placez votre récipient au bain-marie de façon à ce que l’eau soit à la même hauteur que l’huile.
    • Réglez votre four à 50°C, enfournez et laissez macérer pendant 12 heures.
    • Laissez refroidir et filtrez le mélange.
    • Mettre dans un bocal en verre teinté, hermétique et stérile.

    Conservation : environ un an dans un endroit sec.

     

    cosmétique naturelle :décoction

     

     

    Pour une conservation optimale de vos préparations, vous pouvez tout à fait ajouter un conservateur à choisir suivant le milieu dans lequel vos plantes auront été plongées.

    Voilà, vous savez tout !
    Vous voyez comme ces petits mots barbares ne sont finalement pas aussi effrayants qu’ils en ont l’air. Les petits farceurs…
    Vous pouvez dès à présent vous sentir rassuré. Au final, c’est aussi élémentaire que de se préparer un bon thé.
    Toutefois, veillez à bien respecter les températures, les temps de préparation, à vérifier les plantes utilisées et surtout à stériliser votre matériel. C’est indispensable !

     

     

    Une recette pour la route...

    Allez, parce qu’il faut bien commencer par quelque chose, je vous donne une recette toute simple pour diminuer les inflammations des yeux ou des paupières et pour combattre les conjonctivites et les orgelets.
    La prochaine fois que vous irez chez votre herboriste, pensez à glisser dans votre panier un peu de fleurs de bleuet. 

    • Préparez une décoction de 10g de fleurs de bleuet dans un quart de litre d’eau.
    • A appliquer tiède en compresse 3 fois par jour jusqu’à guérison complète.

     

     


    Connaissiez-vous ces termes ?

    Êtes-vous adepte de la cosmétique naturelle ?

    Récoltez-vous vos plantes vous-même pour les intégrer à vos recettes ?

    Je vous souhaite un excellent week-end !

     

     images : pixabay


     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Novembre à 19:00

    Coucou ma belle,

    Je connaissais tous ces termes mais ce n'est pas le cas de tout le monde je pense, alors cet article instructif va plaire et intéresser à mon avis :)

    Plein de bisous à toi <3

      • Lundi 27 Novembre à 20:04

        Coucou Serena,

        Oui, j'espère aussi... L'avenir nous le confirmera ;)

        Des Bisous tout plein ♥

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